FOCUS 91117



FOCUS 911-17

Une actualité importante de l'association

Des femmes héroiques


New York, Paris.


New York, 11 Septembre 2001; Paris, 13 Novembre 2015.

le destin de femmes des forces de l'ordre est bouleversé à jamais.


A New York, le 11/09/01, plusieurs femmes tentent le tout pour le tout pour sauver un maximum de personnes des attaques terroristes.

A Paris, le 13Novembre 2015, Bérengère, entre autre, intervient rue de la fontaine au roi, suite à des coups de feu: c'est le début des attaques terroristes du Vendredi 13 Novembre 2015

WOMEN AT GROUND ZERO

02 Mai 2016 - 16 Mai 2016


Exposition au sein de la

DDSP33, Bordeaux

Le 11 Septembre 2001, la face du monde et notre mode de vie s’est trouvé bouleversé à jamais suite aux attentats perpétrés aux États-Unis par une organisation terroriste internationale.

Et malgré le danger, malgré le risque, les forces de l’ordre n’hésitent pas à aller au-devant de l’enfer afin de porter secours aux victimes de ses actes barbares.

Dans un livre publié aux États-Unis « Women at ground zero » deux auteurs reviennent sur le rôle exceptionnel des femmes secouristes au cours des attaques de New York en Septembre 2001.


A l’occasion de la commémoration des 15 ans du 11 Septembre 2001, 911-17 a réalisé une exposition au sein de la Direction Departementale de la sécurité Publique de Gironde, en présentant quelques portraits de ses femmes héroïques.

Dans le même temps, cette exposition a également soulevé le rôle de nos collègues parisiennes et parisiens, lors des attentats de 2015 en Janvier et Novembre.

 

Le 7 Janvier 2015, deux policiers sont abattus lors des attaques du journal Charlie Hebdo: Franck BRINSOLARO et Ahmed MERABET.

 

Le 8 janvier 2015, Clarissa JEAN-PHILIPPE, policière Municipale de Montrouge fût abattue en pleine rue alors qu'elle intervenait sur un accident de la circulation.

 

Le 13 Novembre 2015, Paris fut la cible de nouvelles attaques terroristes sanglantes avec un bilan effroyable de 130 victimes, lors des attaques de plusieurs terrasses, de la salle de spectacle du bataclan et du Stade de France.

 

Cloturant cette exposition qui reprenait le portrait de plusieurs femmes du 1/09 figurant dans le livre « WOMEN AT GROUND ZERO», nous devions soulever le rôle de nos policières francaises, touchées lors d'attaques terroristes, avec le témoignage de Bérengère et un hommage à Clarissa JEAN-PHILIPPE.


Interrogez-vous ?

N’est-ce pas une étrange sensation de réaliser que le travail des forces de l’ordre est de

se précipiter à un endroit que chacun s’efforce de fuir par tous les moyens… ?

Tracy DONAHOO, au matin du 11 Septembre 2001, entamait son deuxième jour de patrouille, après un stage de quelques semaines à l’issue de l’école de Police.

Affecté à la brigade du métro, elle était en compagnie de Carol PAUKNER.


En patrouille dans la station de Nassau, un message radio ordonnait un 10-13 (10-13 est le code demandant à tous les policiers de quitter ce qu’ils font pour se porter en renfort à un autre policier).


Sortie de la station, Tracy réalise l’ampleur de la catastrophe et commence immédiatement à secourir les premières victimes avant qu’elle n’assiste au deuxième impact dans la tour Sud avant qu’elle ne s’effondre.

« COURREZ FUYEZ ! COURREZ FUYEZ ! » s’empressa de crier Tracy avant d’être soulevée par la puissance de l’effondrement de la tour.

 

« J’ai toujours pensé qu’une confrontation physique ou être victime d’un coup de feu aurait été mon pire cauchemar comme policier. Mais le 11 Septembre 2001 est arrivé… »


Au moyen de sa lampe de service, à travers la poussière compacte ambiante, Tracy réussi à diriger à l’air libre le groupe de personnes qui venait de se réfugier lors de l’effondrement de la tour Sud.

Tracy, quelques heures plus tard, réussi à prévenir le quartier général du N.Y.P.D et, de manière humble, énumérait alors ses « petites blessures » comme elle le dit : une blessure à l’oreille, quelques petites brûlures, les yeux légèrement brûlés par les poussières et les quelques bleus résultat des sauvetages de cette terrible journée.

Tracy DONAHOO (NYPD)

Le matin du 11 Septembre 2001, Carol était en patrouille avec une jeune débutante, Tracy DONAHOO.

De patrouille dans le métro, un appel radio obligeait tous les effectifs de se diriger vers le World Trade Center.


Le premier contact avec les attaques a été de voir, en sortant de la bouche de métro, toutes ces personnes qui couraient, criaient dans tous les sens.

Carol, qui pourtant avait plusieurs années d’expérience, en observant la scène, ne pût s’empêcher de penser qu’elle allait mourir aujourd’hui.

 

En compagnie de quelques collègues, ils ont aidé à diriger les personnes qui s’échappaient des tours vers des endroits surs, afin de leur éviter de se faire toucher par tout ce qui tombait.


« Comment vais-je faire pour sauver tout ses gens ? » se disait Carol en voyant la catastrophe qui devenait un véritable acte de terrorisme.

 

Mais l’explosion du kérosène de l’ avion provoqua la chute d’une énorme pièce qui propulsa Carol au sol.

Blessée, elle du se réfugier sous un petit porche avant de reprendre les évacuations et de croiser une quinzaine de pompiers s’engouffrer dans la tour Nord, « vers une mort certaine », se disait-elle.

 

Carol et son équipe improvisée ont tout tenté pour sauver un maximum de personne, et l’attitude d’une rescapée restera gravée dans sa mémoire : le regard dans le vide, les mains tournées vers le ciel, cette personne ne cessait de répéter « J’ai perdu mon livre de poche, j’ai perdu mon livre de poche. ! ».

 

Au fur et a mesure qu’ils s’éloignaient de la zone, tout en continuant à prodiguer les premiers soins aux victimes, Carol et ses équipiers se présentèrent aux urgences qui, dans un premier temps, refusaient de les prendre vu leurs « légères blessures », mais ont vite, que les survivants qu’ils attendaient, n’arriveront jamais : les tours effondrées ont provoqué la mort de 3000 personnes.

 

Il n’y a pas de policiers, de secouristes, de pompiers, qui, juste après les attaques et de ce qu’il venait de se passer, ont décidé de quitter leur job.

Mais aussitôt les esprits repris, au contraire, cela était impératif de rester au travail.


Carol, comme la majorité des officiers ont toujours voulu faire se métier, et rien, même pas ces attaques, n’ allait leur faire changer d’ avis.

Carol PAUKNER (NYPD)

Joann SPREEN est membre du NYPD depuis 8 ans, le jour du 11 Septembre 2001.


En patrouille ce jour-là, Joann et son collègue ont entendu l’explosion, sans savoir réellement ce qui venait de se passer, car trop de buildings occultaient la vue.

Pourtant, ils savaient que quelque chose de grave venait d’arriver en voyant des dizaines de personnes courir, crier tout en regardant vers le ciel.

 

« GO, ALLONS-Y, FONCONS ! » cria Joann.


Sur place, en compagnie de plusieurs autres policiers, Joann tentait de faire au mieux pour sauver toutes ces personnes qui fuyaient les tours, avec tous ces débris tombant autour d’eux.

 

« Puis j’ai entendu une nouvelle fois le même son d’avion, et puis une énorme boule ORANGE sortir de la tour Sud. Elle venait d’être frappée par un nouvel avion. »


Tous les policiers présents se sont mis à fuir un instant afin de ne pas être grièvement blessés par la chute des débris et des morceaux d’avion, et c’est la seule chose que se souvient Joann.


Elle venait d’être grièvement touchée à la tête par une pièce tombant de la tour.

Joann garde les stigmates de ses blessures, mais une chose l’anime encore aujourd’hui : reprendre le travail, car c’est sa vie, son envie, sa ville et elle n’est faite que pour cela : être officier de police.

Joan SPREEN (NYPD)

L’histoire de Nancy RAMOS-WILLIAMS se rapproche à celle de Bérengère, policière de Paris ayant témoigné sur les attentats de Novembre 2015.

Avec seulement quelques mois de service, ces jeunes policières, à 14 ans d’intervalle, ont vécu la même chose : Celle d’être policier courant vers l’enfer alors que d’autres s’empressaient de le fuir.

 

Ce 11 Septembre 2001, Nancy RAMOS a croisé la mort à plusieurs reprises, en évitant les débris tombant des tours jumelles, mais aussi en constatant le nombre important de victimes autour d’elle.

Nancy eu la même réaction que Bérengère sur ce qu’il s’est passé ce jour là : « Je suis jeune policier, je n’y connais rien mais la seule chose que je sache et que je dois rester et aider au maximum ».


Les images s’enchaînent, toutes plus atroces les unes que les autres, mais, en compagnie de ses collègues, Nancy continuait ses opérations de sauvetage.

En l’espace d’un instant, la jeune policière nouvellement sortie de l’école de Police a gagné professionnellement plusieurs années.

Quelques heures après les attaques, Nancy est retourné dans son poste de police, et, en voyant ses collègues, elle craque.

Trop d’ images violentes, trop d’ actions fortes vécues ce jour là remontent à la surface et laissent un sentiment de culpabilité de n’ avoir pas pu en faire plus.


« Le 11 Septembre a changé ma vie, je l’apprécie plus qu’avant.

Je veux juste que ma vie continue de la meilleure des manières. »

Nancy RAMOS-WILLIAMS (NYPD)

Au matin du 11 Septembre 2001, Sue KEANEétait à quelques blocs du World Trade Center, quand elle fût surprise par le bruit d’un avion volant étrangement bas.

Puis une grosse explosion, une boule de feu.


Sans désemparer, après avoir prévenu son commandement de ce qu’il venait de se passer, elle se dirigeait vers l’enfer.

Ses 13 ans d’expérience dans l’armée ont su lui faire garder son calme, malgré le chaos qui régnait sur place.

Lors de l’effondrement de la première tour, instinctivement, ses réflexes militaires resurgirent et elle tentait une auto protection en s’appliquant les premiers principes de survie.

Mais à l’effondrement de la seconde tour, et de se retrouver sous les gravats, tous les principes, les réflexes professionnels, ont été remplacés à sa grande surprise, par l’instinct primaire de l’être humain : la course pour sa survie.


Puis, Sue s’est mise à la recherche de ses collègues du PAPD (Port Authority Police Department) autour du site du World Trade Center.

Ce qu’elle voyait ne la rassurait pas : quelques pompiers croisés, visages meurtris, lui faisait comprendre que bon nombre d’entre eux venait de périr dans l’effondrement des tours et que probablement, ses collègues n’étaient plus.


« Vous sortez de cet enfer et vous vous dites que vous êtes probablement la seule rescapée.

A chaque fois que je regardais ma montre, c’était comme si le temps s’était arrêté ! »

Sue KEANE (PAPD)

Lois MUNGAY, est la plus décorée des pompiers de New York, et, comme le raconte dans leur livre « Women at Ground Zero » les auteurs Suzan HAGEN et Mary CAROUBA, Lois est aussi très respectée dans sa caserne Engine 235.


Au matin du 11 Septembre 2001, Lois écoutait à son réveil les informations annonçant le premier impact et se dit que cela allait sûrement être « l’intervention d’une vie ».

Arrivée à la caserne, les effectifs encore présents regardaient la télé passer en boucle les attaques, lorsque le téléphone sonna.

Il s’agissait du chauffeur du camion de la caserne qui allait annoncer la terrible nouvelle que chacun redoutait d’entendre : « Les tours viennent de s’effondrer et ils étaient tous à l’intérieur ! »


Lois comprit alors que jamais elle ne rêverait ses collègues engagés.


Plus tard dans la nuit du 11 Septembre, les rescapés de la caserne sont descendus sur place à la recherche d’éventuels survivants.

Les visions d’horreur de corps déchiquetés tout autour du site, ne leur laissait guère d’espoir, malheureusement.


"Nous nous sommes retrouvés sur les décombres des tours et je me suis demandé

«Mais par où allons-nous commencer?»"


Durant plusieurs semaines, les pompiers dès la caserne ont tenté de trouver des survivants, mais ne retrouvaient que de petites pièces de métal et le corps d’un Lieutenant d’une autre caserne.

La caserne de Lois a perdu 6 pompiers et quand on lui demande si elle comptait prendre sa retraite puisqu’elle a atteint ses 20 ans de service, Lois déclare alors « Peut-être, mais pas de suite, pas comme cela avec cette situation. »


Même avec la plus grande volonté, la plus grande détermination, l’être humain se retrouve parfois dans l’impossibilité de porter secours.

Lois MUNGAY (FDNY)

Parmi les héros des forces de l’ordre du 11 septembre 2001 à New York, deux femmes, l’une appartenant au N.Y.P.D et l’ autre au P.A.P.D, deux corps de police distincts à New York, ont donné leur vie pour sauver celle des autres.

Le 11 Septembre 2001, juste après le premier impact sur la tour Nord du World Trade Center, à 08h46, toutes les forces de police de la ville ont été appelées pour se rendre sur les lieux.

 

Toutes les personnes qui connaissaient Moira SMITH, ne furent pas étonnées d’apprendre qu’elle était partie porter secours aux victimes sans même en attendre l’ordre.


Plusieurs personnes ont vu Moira SMITH ce jour-là, et le New York Daily News a publié une photo d’elle aidant à évacuer une victime.


Martin GLYNN, un rescapé des attentats, dans un courrier authentifié par le NYPD qu’il avait affiché au niveau des decombres, remercie l’action de Moira SMITH qui a pu sauver des dizaines de personnes, avant que les tours ne s’effondrent.


Le 20 Mars 2002, le corps de Moira SMITH sera découvert dans les décombres.

Moira SMITH (NYPD)

Tout comme Moira SMITH, du New York Police Department, Kathy MAZZA, ayant le grade de Commandant, fût la seule femme policière du P.A.P.D (Port Authority Police Department) figurant officiellement parmi les 37 officiers de ce corps, décédés ce jour-là.


Dynamique, volontaire, Kathy est considérée comme un élément de valeur au sein du PAPD.

 

Sans en attendre l’ordre, au moment des attaques, Kathy s’est précipitée dans les tours en flammes pour sauver un grand nombre de personnes.


Au moment de l’effondrement de la première tour (Tour Sud, touchée en second), beaucoup de témoins ont déclaré avoir vu Kathy, au 28è étage de la tour Nord.

Et puis, à 10h28, la tour Nord s’effondrait sur elle-même, emportant des centaines de personnes et de secouristes, dont Kathy MAZZA.


Son mari, Chris DELOSH, policier au N.Y.P.D, espérait des heures durant que des survivants soient retrouvés dans les décombres comme ce fut le cas lors de l’attentat d’Oklahoma City, ou des victimes avaient été retrouvées dans les gravats.


Mais Chris, allait comprendre en fin de journée, en voyant l’ampleur de la catastrophe, que de retrouver Kathy était maintenant une chose impossible.

  

Kathy MAZZA (13 Mai1955–11 Septembre 2001)

Attaques terroristes de Janvier 2015


Suivant l'attaque térroriste du 7 Janvier au siège du journal Charlie Hebdo, le 8 Janvier, à Montrouge, Clarissa JEAN-PHILIPPE, policière municipale de Montrouge, a été victime d'une nouvelle attaque terroriste.

Au lendemain des attaques terroristes de Charlie Hebdo ayant fait 12 morts dont deux policiers (Franck BRINSOLARO et Ahmed MERABET), Clarissa JEAN-PHILIPPE prenait son service au sein de la police municipale de Montrouge.

 

Le 08 Janvier 2015 à 07h20, elle est appelée avenue Pierre BROSSELETTE pour un banal accident de la circulation.

Pourtant à 08h04, Clarissa va être mortellement blessée d’une balle dans le dos tirée par Amedy COULIBALY, tandis que son collègue est grièvement touché.

 

Un agent de la voirie, présent sur l’accident, se jette alors sur le terroriste, qui le blesse au visage au moyen d’une arme à feu, avant de prendre la fuite pour tuer, quelques heures plus tard dans l’épicerie casher porte de Vincennes, 4 victimes innocentes.


Amedy COULIBALY sera abattu par le RAID et la BRI lors de l’assaut en fin de journée de ce triste 8 Janvier 2015.

Clarissa est la première victime de ce terroriste.

Ne l’oublions pas.


Le 09 Janvier 2016, un square a été inauguré dans la ville où habitait Clarissa, Carrières-sous-poissy.

  

Clarissa JEAN-PHILIPPE

Bérengère, fonctionnaire de police de la Prefecture de Police de Paris, au soir du 13 Novembre 2015, était en pause lorsque un message radio prioritaire venait couper sa pause:" URGENT, URGENT, DES COUPS DE FEU ENTENDU RUE DE LA FONTAINE AU ROI!".


C'etait le début de la tragique soirée du Vendredi 13 Novembre 2015.


A travers son témoignage, vous resentirez aussi l'émotion, la peur, mais aussi le sens du devoir de ses hommes et de ses femmes qui ce soir là, ont vécu l'enfer.


  

Témoignage de Bérengère, attentats du Vendredi 13 Novembre 2015

Nous tenons à remercier les personnes ou institutions suivantes pour l'organisation de cette exposition:

 

 Madame Brigitte JULLIEN, Directrice Départementale de la Sécurité Publique de Gironde.

 Susan HAGEN et Mary CAROUBA, auteurs du livre « WOMEN AT GROUND ZERO ».

 Bérangère, policière Prefecture de Police de Paris.

 La Mairie de Bordeaux.

 Le service de communication du New York Police Département.

 Le service de communication de la D.D.S.P de Gironde.


Cette exposition a rencontré un vif succés auprés des fonctionnaires de la DDSP, mais aussi auprés du public à l'accueil du commissariat, où elle était réalisée.

REMERCIEMENTS

Le livre "Women at Ground zero", présente de nombreux portraits de femmes secouristes intervenantes lors des attaques du World Trade Center du Mardi 11 Septembre 2001.


Il a été ecrit par Susan HAGEN et Mary CAROUBA, et est toujours disponible sur AMAZON, par exemple.

Si vous voyez quelque chose, Dites-le! Un seul n°:"17 Police secours"