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... 5 ans.

LES ATTENTATS DU 13 NOVEMBRE 2015

13 NOVEMBRE 2015

Chronologie des attaques.

21 h 18 - Première attaque-suicide à l'explosif près du Stade de France.

21 h 20 - Seconde attaque-suicide à l'explosif près du Stade de France.

21 h 25 - Fusillade au carrefour des rues Bichat et Alibert, au bar Le Carillon et Le Petit Cambodge.

21 h 32 - Fusillade rue de la Fontaine-au-Roi.

21 h 36 - Fusillade rue de Charonne.

21 h 40 - Attaque-suicide à l'explosif boulevard Voltaire.

21 h 40 - Trois hommes pénètrent dans le Bataclan et commencent à tirer.

21 h 51 - Intervention de la BAC de nuit du Val-de-Marne aux abords du Bataclan.

21 h 53 - Troisième attaque-suicide à l'explosif au Stade de France.

22 h00  - Prise d'otages au Bataclan.

22 h 48 - Arrivée de l’équipe rapide d’intervention du RAID au Bataclan.


14 novembre 2015 :


00 h 18 – La BRI donne l'assaut au premier étage où sont retranchés les terroristes, avec le RAID en renfort au rez-de-chaussée.

00 h 58 – Le RAID et la BRI mettent fin à l'attaque du Bataclan

13 NOVEMBRE 2015

La France attaquée.

Le vendredi  13 novembre 2015, la France était attaquée.

Plusieurs commandos de terroristes ont délibérément visé 4 terrasses de restaurants à Paris, le Stade de France où se déroulait une rencontre de football opposant l'équipe de de France à l' Allemagne et la salle de concert du Bataclan, théâtre d'un véritable carnage.


Forces de l'ordre toutes unités confondues, Forces médicales toutes équipes confondues, ont vécu ce soir là, une véritable tragédie dont certains peinent encore aujourd’hui, à effacer de leur mémoire cette tragédie.

Nous adressons ce soir notre soutien aux familles endeuillées, aux familles touchées de prés ou de loin par cette tragédie, aux amis des victimes, mais aussi et surtout, nous souhaitons adresser un message de remerciement à  nos héros (pompiers, police, équipe de secours en tout genre), mais aussi à tous ces héros anonymes qui ont accueillis chez eux, les rescapés des attaques qui fuyaient pour se protéger.

  

13 NOVEMBRE 2015

Bérengère: Dans l'enfer des attaques.

Bérengère était en service ce soir là.

En train de se restaurer avec ses collègues, la radio crache alors soudain un message qui allait les mener, elle et ses collègues, vers une des fusillades des attaques du 13 novembre 2015, rue de la Fontaine au Roi.

13 NOVEMBRE 2015

Hommage à Thierry HARDOUIN

Thierry HARDOUIN, était un fonctionnaire de police, en fonction au dépôt de Bobigny.

Au soir du 13 novembre 2015, il se trouvait en compagnie de sa bien aimée, pour un repas romantique, sur la terrasse du restaurant "La belle Equipe".

Ils ont tous les deux été victimes.


RIP Thierry.

RIP Marie-Aimée.

13 NOVEMBRE 2015

Les policiers intervenants mis à l'honneur.

Les policiers intervenants lors des attaques terroristes du vendredi 13 septembre 2015, ont été honorés par leurs actions héroïques.


Parmi eux, un membre de notre association, dont nous garderons son anonymat.

Nous tenons seulement, pour lui, comme pour les autres membres des forces de l'ordre intervenantes, le féliciter et lui dire que nous serons toujours à ses cotés si il avait besoin de se confier.


Force et Honneur

13 NOVEMBRE 2015

JE SUIS EN TERRASSE

L'année suivant les attaques térroristes, et pour rendre hommage aux victimes et pour signifier que personne ne pourrait toucher à notre joie de vivre à la Française, l'association avait lancé une idée de se réunir à la terrasse d'un bar et de boire une biere en hommage.


Malheureusement cette année 2020, la crise sanitaire et le confinement nous empechera de perdurer cette tradition.

Mais pour autant, nous invitons chacun d'entre vous, à leur rendre hommage depuis votre balcon, à votre fenêtre, pour leur dire: "regardez, nous sommes dehors, ils n'ont pas gagné et ils ne gagneront jamais".


RIP

Hommage et pensée à toutes les victimes de ces attaques du vendredi 13 novembre 2015.

  

ATTAQUES TERRORISTES DU 13 NOVEMBRE 2015: 5 ans.

« Imaginez-vous que ma journée commence comme toutes les autres … ».


Je prends du plaisir à aller travailler, je passe mon début de vacation dans une bonne ambiance avec mes collègues.

Puis, viens le moment sympa de la pause repas où tout le monde décompresse, même si un tel mot prendra tout son sens bien plus tard.

On glisse même quelques petites phrases avec légèreté : « On sait forcément que ça va péter un jour, reste à savoir quand ?! ».

Je me revois alors chef de bord, avec seulement mes 3 ans d’ancienneté, entendre ces mots à la radio :


«URGENT! Des coups de feu entendus rue de la fontaine au roi ».


Il n’aura fallu que quelques instants pour réaliser que ce n’était pas une simple mission habituelle.

Me voilà alors, jeune femme de 27 ans, originaire de mon petit Sud-ouest paisible, avec mon caractère assuré, mon reste d’insouciance et ma part de folie, embarquée dans un événement qui va me dépasser et changer pour toujours ma vision de la vie.

Je revois mon chauffeur appeler sa femme pour lui dire qu’il l’aime et qu’il embrasse ses filles, mon équipier appeler sa mère tout en lui demandant de ne pas allumer la télé et je me souviens, avec du sang froid et en même temps une angoisse dissimulée, avoir passé un appel furtif à mon frère pour lui dire de rester cloîtré chez lui.

Juste quelques secondes pour penser à sa vie personnelle avant de totalement l’abandonner pour son professionnalisme.

Étrange sensation que de se précipiter à un endroit que chaque personne s’efforce de fuir par tous les moyens… Tous les trois, on se promet alors une chose « On part ensemble on rentre ensemble ».

J’apprends alors sur le tas à gérer l’événement à l’instinct, à faire comme si je l’avais fait des centaines de fois.

J’avance en ayant l’impression d’être détachée de toute émotion et je m’interdis, à ce moment-là, de me voir autrement que comme un Gardien de la Paix.

Les heures passent, l’événement « redescend » et ma sensibilité de femme ressurgit, me submerge.


Plusieurs pensées s’entremêlent : « Pourquoi n’ai-je pas choisi un métier dans un bureau où à 22h00 je pourrais être chez moi avec mon compagnon ? Je ne veux pas mourir à 27 ans, je ne suis même pas mariée.

Je n’ai pas choisi ce métier pour risquer ma vie.

On a beau dire qu’on en est conscient, réellement ce soir-là j’ai compris ce que voulait dire l’expression « se voir mourir » et il était hors de question de finir ma vie seule en uniforme « au coin d’une rue ».

Je me souviens même avoir dit cette phrase à mes coéquipiers « Regardez-moi dans les yeux, là, maintenant je vous le dis, je quitte la Police ».


"Être une femme dans ce métier n’est pas chose aisée, mais cette nuit-là j’ai eu la preuve que l’uniforme nous aide à balayer notre fragilité et nous met tous sur le même pied d’égalité.

Je peux même aller jusqu’à dire que cette tenue bleu marine nous porte, c’est elle qui nous a fait avancer.

Ce 13 novembre m’a parfaitement illustré ce que signifiaient les mots solidarité, famille et confiance."


Je ne suis pas rentrée dans la Police pour vivre des instants comme cela, mais forcée d’avouer qu’on ne m’a pas laissé le choix.

Alors chaque jour je me convaincs que mon métier ne se résume pas à cette nuit-là, elle reste l’exception et mon quotidien la réalité.


« Réalisez bien, que chaque Gardien de la Paix, homme ou femme, est porté par le devoir, l’engagement et la loyauté. Ces valeurs profondes font que si ce cauchemar venait à se reproduire, malgré l’angoisse,le risque et les conséquences, vous serez certains de nous y trouver. »


Comme le souligne si bien Bérengère, un policier, est un homme, une femme qui vit et subit aussi les mêmes souffrances que le citoyen, mais qui en plus, doit les gérer et les régler.


Bérengère, Police secours, Préfecture de Police de Paris



L'association 911-17 remercie Bérengère pour son témoignage.

Le bar "A LA BONNE BIERE", rue de la fontaine au roi, le premier bar touché lors des attaques du vendredi 13 novembre 2015

La Belle équipe (rue de Charonne)


Parmi les victimes des attaques du 13 novembre 2015, figure un policier hors service, Thierry HARDOUIN.


Récit diffusé dans "Le Parisien"

Ses collègues du dépôt du tribunal de grande instance de Bobigny (Seine-Saint-Denis) l'ont vu quitter le bureau tiré à quatre épingles.

Thierry Hardouin, sous-brigadier de 41 ans au dépôt de Bobigny, partait le coeur léger pour passer la soirée à Paris.

« Il allait fêter l'anniversaire de sa compagne », glisse au bord des larmes Jean-Luc , collègue et ami de Thierry.

Le policier avait réservé une bonne table dans un restaurant du XIe arrondissement, la Belle Equipe, rue de Charonne. Comme à l'accoutumée, il avait lâché quelques blagues décapantes avant de partir, « sa marque de fabrique ».


Hier, à 11 heures, Jean-Luc a appris par un appel que Thierry Hardouin faisait partie des victimes des attentats parisiens.

Ce père de deux adolescents a été fauché, comme dix-huit autres personnes, rue de Charonne (XIe).

Sa compagne aussi est décédée dans la fusillade.

« Hier soir, on s'était tous inquiétés pour les collègues qui travaillaient dehors. On s'étaient envoyé des textos. Mais on n'avait pas pensé à Thierry parce qu'il ne travaillait pas », poursuit Jean-Luc.

Thierry HARDOUIN

La Bonne Biere (rue de la Fontaine au Roi)


Le bar "La Bonne Bière" fût le premier bar touché par les attaques terroristes, rue de la Fontaine au Roi, comme le décrit Bérengère dans son récit.


Trois autres terrasses d'établissements seront eux aussi touchés par les attaques: Le Petit Cambodge, Le Carillon, La Belle Équipe et une pizzeria qui fera polémique pour avoir vendu les images de sa vidéo surveillance.


C'est le premier des lieux touchés par les attentats à rouvrir ses portes.

Vendredi 4 décembre 2015, "La Bonne Bière" accueille de nouveaux ses clients, au croisement des rues de la Fontaine-au-Roi et du Faubourg du Temple.


« Il est temps pour nous de nous retrouver ensemble, unis, et d'avancer pour ne pas oublier dès ce vendredi 4 décembre », avait annoncé le café.

En lieu et place du menu, à l'entrée de l'établissement, un message d'hommage, un message d'espoir était écrit.

  

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